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Dear Editor

Dans les prochains mois, j’ai envie d’écrire des lettres aux choses et aux gens qui m’entourent. Certaines seront drôles et douces. D’autres comme celle que vous allez lire ci-dessous, touchent des émotions plus profondes que l’intimité d’une lettre m’aide à explorer.

Où commence et où s’arrête le harcèlement au travail ? Peut-on quantifier la souffrance ? Comment différencier un simple imbécile d’un vrai bully ? Que peut-on accepter, que doit-on refuser ? Voici une histoire telle que je l’ai vécue, je vous en laisse les juges.

______

Cher Rédacteur en Chef,

Je ne vous écris pas pour vous présenter mon travail, parce que cela fait bien longtemps que je ne rêve plus de travailler pour votre magazine.

Je vous écris pour vous rappeler un épisode dont vous ne vous souvenez probablement pas, mais que moi je n’oublierai jamais.

C’était à un défilé de mode, à New York. J’étais assise, toute seule, à la place qui m’avait été assignée, sage et intimidée, comme toujours. Ce n’était pas la première fois que j’étais assise à un premier rang de défilé, et si j’en étais un peu fière, je n’arrivais toujours pas à m’expliquer l’importance démesurée qui était donnée à ce placement.

J’avais aussi du mal avec l’attention qui m’était accordée. On me regardait, on me photographiait. Je me disais que j’avais de la chance.

Mais je n’avais jamais voulu admettre que ça me fragilisait.

Je voulais être forte. Je croyais en ce que je faisais. Je savais qu’Internet était l’avenir. Que mon placement, ici, au premier rang, s’il était parfois lourd à porter, n’était pas si incongru.

Je ne me sentais jamais assez mince, ou assez parfaitement habillée. Ou assez « importante » – je savais pertinemment que je dérangeais. Je n’avais pas, comme beaucoup d’éditeurs présents dans la salle, gravi les échelons petit à petit, d’assistante à éditrice. Je n’avais pas d’équipe avec moi pour me protéger. Je venais de nulle part. Je prenais des photos tout le temps, et c’était dérangeant au premier rang d’un défilé, où l’on est juste censé s’asseoir, prendre sa pose la plus chic et regarder les silhouettes passer.

Je savais bien que les premiers rangs des défilés étaient un monde fabriqué qui n’avait aucune importance au-delà de ses propres frontières. Parfois, je me rassurais comme ça.

Mais la plupart du temps, j’attendais juste que les lumières s’éteignent et que le show commence. Là, enfin, je comprenais ce que je faisais là.

Mais ce jour-là, le show ne commençait pas. C’était long, beaucoup trop long. J’étais assise, j’attendais.

Vous êtes arrivé, grand, mince, impeccablement habillé, avec des airs de roi. Derrière vous, votre cour. Ensemble, vous arboriez un air d’auto-satisfaction, de suffisance, de faux détachement.

Puis vous avez soudain eu l’air confus en trouvant votre siège. Furieux. Vous êtes devenu rouge, vous avez marqué une pause, puis vous avez tourné les talons.

Pour revenir, quelques secondes plus tard, escorté d’une publiciste tellement apeurée qu’elle enfonçait son visage dans sa chemise noire (l’accoutrement de choix des publicistes – ne surtout pas faire d’ombre aux éditeurs).
Vous lui avez dit quelques mots que je ne pouvais pas entendre, mais que j’ai très vite compris.

Cher éditeur, il me suffit de vous écrire ces mots pour sentir mon coeur battre de honte.

Vous aviez décidé qu’il n’était pas digne de votre rang d’être placé à côté de moi.

La publiciste s’est avancée vers moi, me demandant de confirmer mon siège. J’ai confirmé. J’étais bien censée être assise là, juste à vos côtés. Votre équipe avait été placée au deuxième rang, comme cela se fait.

Tout le monde était assis à présent, sauf vous, et votre publiciste, cher éditeur.
Tout le monde nous regardait.

Vous avez menacé de quitter le show si une solution n’était pas trouvée.
Tout cela, sans jamais me regarder.

J’étais recroquevillée sur mon siège, mortifiée. Fragilisée, aux yeux de tous ces gens dont le regard arrivait à me faire me sentir moindre, minuscule, inadéquate.

J’avais l’habitude de ce genre de traitement, cher rédacteur en chef.
Je savais que c’était le prix à payer quand on est les premiers. Les premiers blogueurs au premier rang, les premiers à croire que le luxe a sa place sur Internet, les premiers à remettre en cause un monde aux règles si parfaitement huilées.

On m’avait déjà claqué la porte au nez, on m’avait invitée, puis désinvitée. On avait fait semblant de ne pas me connaitre, pour décider du jour au lendemain que ce que je faisais était important et me fondre dessus comme un aigle sur sa proie.

C’était comme ça. Ça n’allait pas m’empêcher d’avancer.

Par contraste, les gens curieux, ouverts, étaient mes héros. Ceux qui m’ont accueillie, donné des conseils, aidée bien avant même que je devienne, eeeeuh… Inévitable.
Il faut que je vous le dise, mon cher éditeur, ces gens-là ont aujourd’hui bien plus de succès que vous et que votre petite armée. Ils se sont bien adaptés. Ils ont évolué avec leur temps. Certains sont des amis proches. D’autres ne savent même pas à quel point un simple sourire a pu éclairer ma voie. Un sourire. C’est aussi simple que ça.

J’avais toujours non seulement ignoré, mais aussi pardonné l’ignorance et la méchanceté. Je comprenais. Je comprenais que ce monde était construit sur tellement d’insécurités et de règles inébranlables qu’il ne fallait pas en vouloir – il fallait juste avoir un peu de compassion, savoir reconnaître à quel point tout cela reflétait mes propres insécurités. Continuer, ouvrir les bras, avoir la mémoire courte.

Mais ce jour-là, je ne l’oublierai jamais.

La tension montait, et à présent, il n’y avait plus un bruit, tous les yeux étaient sur nous. Vous attendiez, les bras croisés, révolté. Vous avez menacé, à haute voix, de quitter le défilé.

C’était ridicule. C’était l’arène. C’était cruel. J’avais envie de disparaitre. C’est ce que j’ai fait.
Du deuxième rang, un bras m’a attrapée et m’a proposé un siège, que j’ai pris.

Monsieur l’éditeur, vous avez levé le nez, pris bien garde à ne surtout pas me regarder. Vous vous êtes posé sur votre banc en plastique, juste devant moi.
Votre monde était enfin revenu à la normale. Vous n’aviez pas eu à vous asseoir aux côtés de quelqu’un qui n’était pas de votre rang.

J’ai passé le défilé à regarder votre nuque, tellement blessée par tant d’inélégance que je ne pensais même pas à vous, mais au sens de ma vie.

J’ai probablement quitté le défilé pour aller engloutir un scone au Chelsea Market, juste à côté.

Ce jour-là, l’un de mes rêves a été brisé. Celui du style traduisant l’élégance. Car stylé vous êtes, cher éditeur en chef. Mais élégant, certainement pas. Et un roi, encore moins.

Un imbécile borné et méchant, ça, c’est absolument sûr.

Cher éditeur, je ne me vengerai jamais. Ma mère me l’a toujours dit, la vie se charge de tout, continue à aimer, à être heureuse et à ouvrir les bras.
Je me demande aujourd’hui pourquoi c’est la première fois que je parle de ce moment aussi minuscule que douloureux.

Peut-être parce que je n’ai plus à m’y coller, aux premiers rangs des défilés.
Peut-être parce qu’à l’époque, je ne m’aimais pas assez pour réagir avec plus de confiance, de fierté.
Peut-être un peu par honte, peut-être par peur, cette honte et cette peur que l’on ressent quand on est enfant et que l’on se fait emmerder dans la cour de récré.

C’est pour ça qu’aujourd’hui je décide de vous écrire, parce que j’ai grandi, parce que j’ai décidé de ne plus me recroqueviller.

Au cours de mes années de défilés, vous avez continué, inlassablement, de m’ignorer. De tourner les talons quand bien malencontreusement quelqu’un essayait de nous présenter. De prétendre de n’absolument pas me connaître quand, bien forcé par une personne plus importante que vous, vous avez dû capituler et serrer ma main. Parfois de manière tellement cocasse que personne n’arrivait à comprendre ce qui venait juste de se passer. J’ai continué à ignorer votre comportement. J’ai même commencé à en rire.
J’ai commencé, moi aussi, à tourner les talons à la simple vue de votre silhouette dans l’assemblée.

———

Il y a quelques mois, j’étais à l’aéroport quand j’ai aperçu cette silhouette, au loin.

Vous aviez vieilli. Vous étiez seul et, sans vos costumes parfaitement taillés, vous ressembliez à absolument tout le monde, juste un peu plus perdu.
Le monde avait changé autour de vous. Votre magazine, de plus en plus fin, souffrait probablement énormément, car c’est ce que tous les magazines endurent en ce moment.

Vos privilèges et vos cadeaux et vos voyages de presse et l’obséquiosité dont vous aimiez tant vous entourer avaient probablement été bien amochés par cette nouvelle économie que vous aviez refusé de voir grandir. Vous aviez probablement dû, à votre tour, être assis aux côtés de cette nouvelle génération de gens d’internet pour qui aujourd’hui, c’est acquis.
Qui n’ont, contrairement à moi, ni à s’excuser, ni à se faire accepter, ni à faire leurs preuves.
Et à qui je souhaite bien des succès.

———

Moi qui suis toujours la première à saluer les gens que je reconnais, je vous ai vu arriver. J’ai tout fait pour faire taire mon élan naturel qui m’aurait poussé à vous sourire poliment, malgré tout ce que je pense de vous.

Je vous ai vu vous diriger vers moi pour, pour la première fois de votre vie, poser les yeux sur moi, et me saluer.

Je vous ai regardé droit dans les yeux, et j’ai tracé ma route.

Peut-être que ce n’est rien pour vous, mais je soupçonne qu’après vous être donné tant de mal à avoir si consciemment projeté vos sentiments d’infériorité sur moi (et sur tant d’autres, comme je l’ai découvert plus tard) cet insignifiant détail a probablement été pour vous une cinglante claque à l’ego.

J’ai filé prendre mon avion.

Le monde est bien trop grand pour donner plus d’énergie que cela à un bully.

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