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Things I Learned from my Activist Family

3 months ago by

De’Ara Balenger est passée à l’Atelier un mercredi après-midi, et j’avais vraiment très envie de la rencontrer. C’est toujours très agréable d’aller travailler et de repartir avec une nouvelle amie, quelqu’un avec qui le courant passe tout de suite, qui vous inspire. De’Ara transpire l’optimisme, mais au-delà de sa personnalité rayonnante, elle a aussi un CV impressionnant. Elle a travaillé comme directrice des causes militantes durant la campagne d’Hillary Clinton puis comme coordinatrice nationale de la Women’s March, à laquelle on est très heureuses d’avoir participé.

Bref, le militantisme, c’est assez nouveau pour beaucoup d’entre nous, mais pas pour De’Ara. Elle vient d’une famille où les gens ont toujours été très impliqués socialement et politiquement, que ce soit ses parents, grand-parents ou arrière-grands-parents ! Faire bouger les choses, c’est dans son ADN. Pour nous inspirer et nous donner le courage de faire bouger ce que l’on aimerait voir changer, De’Ara nous dit ce que le militantisme familial lui a appris.

1. Une obligation envers les plus vulnérables.
Mon arrière-grand-mère était une immigrée, elle est arrivée du Mexique au début des années 30. Elle a vécu à West Saint-Paul, une communauté majoritairement mexicaine du Minnesota. Sa maison était un lieu emblématique du quartier, tous ceux qui avaient faim, qui n’avaient pas de toit ou étaient perdus, y étaient accueillis. La plupart des gens qui passaient par là étaient des travailleurs immigrés, des familles en quête de repères. Elle nourrissait les gens, leur donnait un peu d’amour et de joie. Je ne l’ai jamais connue, mais on m’a transmis son héritage, ses enseignements.

2. J’ai appris à résister, même quand la chance n’est pas de votre côté.
Ma grand-mère était américano-mexicaine, elle a travaillé dans les champs dès son plus jeune âge. C’est la première de sa famille à avoir eu le bac, elle a pu trouver du travail chez Unisys, qui est maintenant un leader de l’IT. Au début des années 70, avec d’autres femmes de chez Unisys, elle a découvert que les salaires des femmes étaient bien moindres que ceux des hommes (ça rappelle quelque chose !). Elles ont attaqué leur entreprise et sont arrivées à un accord :elles n’ont pas obtenu la même chose que leurs collègues masculins, mais une nette augmentation. Cette leçon de courage résonne en moi aujourd’hui.

3. Le militantisme n’est pas un choix, c’est un mode de vie.
Réconforter les autres, soutenir sa communauté, être du bon côté de l’histoire… tout le monde était déjà sur ce créneau dans ma famille. De mes arrière-grands-parents à ma plus jeune cousine éloignée, on a tous grandi dans le respect des valeurs d’amour, de solidarité, de partage. Maria, ma grand-mère, a toujours été une figure de référence pour moi. C’était une sacrée bonne femme. En 1977, avec ma mère, elle a pris un avion pour assister à la National Women’s Conference, à Houston, au Texas. Plus de 20 000 femmes se sont réunies pour lutter contre les discriminations envers les femmes, et promouvoir l’égalité hommes/femmes. Cette conférence avait été financée au niveau fédéral… vous imaginez un truc pareil à l’heure actuelle ?

4. Quand on tombe, on se relève…
J’étais désespérée après les élections présidentielles, mais je me suis remotivée pour participer au mouvement de résistance. Comme ma mère dans les années 70, j’ai senti qu’il fallait que je m’engage dans la Marche des Femmes sur Washington et que j’apporte ma contribution en devenant Coordinatrice nationale et conseillère stratégique. Ça a été un travail animé par un amour et une passion pour la cause de femmes. La sororité qui existe entre toutes les femmes qui ont organisé des marches à travers le monde est bien réelle. … et ce n’est qu’un des nombreux exemples de ce qui se produit lorsque les femmes prennent le pouvoir. J’étais dans la droite ligne de ce que mes aïeules ont pu faire. La sororité, la solidarité féminine, c’est tellement déterminant dans la lutte pour le changement.

Things I Learned from my Activist Family

5. Sortir de sa zone de confort.
Après de longues années à travailler pour des organisations à but non-lucratif, ma mère a décidé d’ouvrir Wired Cycling, un studio de cyclisme indoor à Washington. Ça n’a pas été facile de sauter le pas et de devenir chef de petite entreprise. Mais s’il y a bien une chose que j’ai apprise au contact de ma mère, c’est cette nécessité de sortir de sa zone de confort. C’est là que la vérité se situe. Une fois qu’elle a sauté le pas, elle s’est épanouie spirituellement et professionnellement. Son studio est un lieu qui permet d’accéder aux outils nécessaires pour prendre soin de soi physiquement, mentalement et spirituellement. L’expérience de ma mère m’a donné le courage de monter ma boîte. J’aurais pu retourner à la politique après les élections, mais je voulais travailler sur un projet englobant militantisme, communauté et culture. Avec mon amie, alter ego intellectuel et gourou Meredith Shepherd, on a co-fondé un groupe soutenant les initiatives à impact social, Canopy. Notre postulat : toute marque, tout mouvement ou être humain est capable de changer la société et notre façon de vivre.

6. Le militantisme commence avec les gens qui sont autour de vous.
Je dis toujours : local, local, local. Discuter avec des amis, des membres de sa famille, des collègues au sujet de ce qui se passe dans le monde. Trouver des idées qui potentiellement, à travers des élans collectifs, rendraient la communauté capable d’être un vrai vecteur d’intégration, un endroit plus bienveillant. Il suffit de se renseigner pour savoir qui est son élu local, lui envoyer un mail, lui écrire ou l’appeler. Essayer de connaître son projet, de le soutenir s’il est sur la même ligne que vous, de le mettre face à ses responsabilités quand c’est important.

7. Trouver l’environnement qui vous motive le plus.
Moi, je n’ai jamais choisi une voie en particulier, j’ai toujours saisi les opportunités qui s’ouvraient à moi, même quand elles n’étaient pas forcément adaptées. Avec le temps, j’ai découvert que j’étais efficace quand j’étais sous la responsabilité d’une femme. Et de là, j’ai su que je voulais travailler pour des femmes. Il n’y a pas eu qu’Hillary qui m’a inspirée, il y a aussi eu Cheryl Mills, chef de cabinet de HRC quand elle était aux Affaires étrangères. J’ai aussi travaillé pour d’autres femmes extraordinaires comme l’ex-ambassadrice Julissa Reynoso, Shawna Wilson, le grand gourou des programmes de développement, et Erin Barclay, adjointe au Bureau of International Organizations Affairs. Ces femmes, avec d’autres, m’ont toujours encouragée, et elles ont été très claires sur le fait qu’en tant que femme, et notamment femme de couleur, il faudrait que je travaille plus, que je sois sur-préparée, et que je fasse preuve d’un leadership d’excellence, bienveillant et emphatique.

8. Garder courage.
J’ai beaucoup d’espoir pour l’avenir de notre pays. Je suis tellement ancrée dans l’héritage de mes ancêtres que je n’ai pas peur. Je suis prête. Chaque jour, je travaille pour que mes épaules puissent porter le maximum de choses, afin que la génération suivante puisse se hisser dessus… J’ai envie d’accomplir autant que mes incroyables aïeules.

Things I Learned from my Activist Family

Bien sûr, je ne peux pas m’empêcher de citer quelques organisations que j’adore : Womensmarch.com – allez jeter un œil à la page Ressources ! Et inscrivez-vous à Onward Together… un mouvement initié par Hillary Clinton mais qui concerne tout le monde ! Il soutient des organisations comme Color of Change, She Should Run, Indivisible et Emerge America. Pour vous inscrire, c’est ici.

7 comments

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  • Just a little comments on a phrase:  » doing good is her DNA ».
    I can understand that you try to apply a metaphor with the meaning « her family members were also people doing good ». However as scientist, I can suggest you try something else next time. Your DNA would be translated into proteins, active drivers of our cellular functions but being a good person is rather an environment factor than a genetically background.

  • It’s just a figure of speech. Like when a person says something breaks their heart (I’ve even heard scientists say this!), most people know that hearts are organs and don’t literally break in two.

  • Thank you for this post. I found it to be inspirational! I LOVE your fashion posts. And everything that Brie and Garance post, but frankly, I am impressed by the way the site has grown to include posts about positive and fantastic people outside of the fashion world that we would not otherwise meet. Please keep it up.

  • Beautiful woman, spirit and words. Such an inspiring read. I cannot express how much the Women’s March changed my life and am forever grateful for the organizers and minds behind it. x

  • ? very awesome! :)

  • Love her, so Inspiring and what a fascinating background! I love how she is continuing in her forebearer’s footsteps, and I too believe so strongly in local community – so much starts there.
    I like the thought provoking, non-fashion, content too. Thank you for sharing!

  • Excellent comment from an inspiring woman. Thank you for highlighting her work for social justice at the local level.

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