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Misty Copeland: A Modern Day Muse

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Ça faisait un moment que je rêvais d’interviewer Misty Copeland. Son talent, son parcours, sa façon de raconter son histoire… autant d’éléments inspirants… oui, c’est une ballerine, mais pas éthérée, c’est une terrienne qui est là pour nous aider à changer notre perception de ce qu’est la danse classique et de ce que représente le fait de compter parmi les meilleures danseuses de sa génération.

Elle est chaleureuse, accessible, et vraiment sublime. C’est aussi l’ambassadrice du parfum Modern Muse d’Estée Lauder. J’ai vraiment été très heureuse de faire sa connaissance, et je suis ravie que vous puissiez aussi la découvrir.

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Misty Copeland: A Modern Day Muse

Pardon My French with Garance Doré
Misty Copeland: A Modern Day Muse

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Une enfant silencieuse…
Je viens d’une famille de six enfants. Je me fondais dans le groupe. Tous mes frères et sœurs avaient beaucoup de personnalité, ils étaient drôles ou faisaient du sport. Moi, je n’avais pas de talent particulier. J’étais calme, on m’appelait La Souris. Discrète comme une souris !

Sa rencontre avec la danse classique…
Quand j’avais 13 ans, on habitait un motel. Ça a certainement été le moment le plus dur de ma vie à l’époque. La danse, c’était vraiment mon échappatoire, et ce qui m’a sauvée. J’allais au Boys and Girls Club, un centre communautaire à San Pedro, où j’ai grandi. Ils proposaient des cours de danse classique gratuits pendant un mois. La prof de danse qui avait une école de danse cherchait des élèves d’horizons plus variés, pour leur donner une chance qu’ils n’auraient pas eu sinon. Donc j’ai fait partie des élèves qui se sont retrouvés sur un terrain de basket pour prendre un cours gratuit.

Sur l’absence d’envie particulière…
Avant de commencer à danser, il n’y avait rien qui m’interpellait. Je ne savais pas du tout ce que je voulais faire. Ce n’est pas un sujet qu’on abordait souvent chez moi. On n’était pas du genre : « Quelles études tu vas faire ? » « Quels sont tes projets d’avenir ? » Je n’avais pas d’envies, de projets… Je vivais au jour le jour. Ma personnalité a commencé à se façonner comme ça, sans réelle envie ni rêve. Une fois que j’ai découvert le mouvement, j’en suis tombée amoureuse. C’est la première chose qui me plaisait vraiment mais je ne savais absolument pas qu’on pouvait en vivre. Quand Cynthia Bradley, ma première prof de danse, m’a fait venir dans son école et m’a dit : « Si c’est ce que tu veux, tu dois me consacrer toutes tes journées, peut-être que ça deviendra ta vie. Ta carrière », c’est la première fois que j’en pensé à l’avenir.

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La rigueur que la danse classique lui a inculquée…
Je créais un mouvement lyrique dans ma tête, c’était très étrange. Mais j’avais besoin de voir de quoi ce mouvement avait l’air, donc je forçais ma petite sœur à apprendre ces pas pour que je puisse les voir sur quelqu’un d’autre. Ça m’apportait tellement de bonheur, et c’était la première fois que j’avais l’impression d’avoir mon mot à dire, que je maîtrisais la situation, que je me sentais forte et puissante.

Avoir été protégée en tant que jeune danseuse…
J’ai eu la chance d’aller dans une petite école de danse, qui était très éloignée du véritable monde de la danse classique. Je ne savais pas qu’il y avait aussi peu de danseuses noires, et je ne savais absolument pas à quel point ce serait dur de réussir. On me disait juste : « Tu es un prodige. Ton rôle, c’est de réussir à être prise à l’American Ballet Theater, et c’est ce qu’on va faire.” Et j’acceptais ce rôle. Je n’avais aucune idée de ce que vivent tant de danseurs, de la dureté, des « non » que l’on s’entend répéter. Je n’ai vécu ça qu’à l’âge adulte.

Mesurer sa chance…
Je sais que j’ai une chance inouïe de pouvoir faire ce que je fais, d’être passionnée. Je sais à quel point c’est rare de trouver sa vocation.

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A propos de la beauté…
J’adore mes sourcils et leur forme. lls encadrent bien mon visage, je me suis donné du mal pour en arriver là !

Sur le sens de ce qu’elle fait…
Ce n’est pas juste le fait de devenir danseuse ou d’être nommée danseuse étoile. C’est aussi ma place au sein de l’American Ballet Theater, en tant que femme noire, et la façon dont je vais contribuer à changer la vision de la danse pour une génération de gens de couleur, qui vont pouvoir se voir en moi, et envisager un avenir dans la danse classique.

A propos de sa relation avec Estée Lauder…
Quand Estée Lauder m’a approchée, je me suis dit : « Ouah ! » J’ai souvent l’impression que ce n’est pas moi… Je vais être ce visage qui va représenter ces gens habitués à n’être pas représentés dans ce domaine. Etre danseuse et se voir offrir une collaboration avec une marque de produits de beauté… enfin, je veux dire, je ne suis pas une actrice ou une top-model. C’est génial de pouvoir montrer que c’est possible et d’être un modèle pour ces femmes.

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On en aussi parle

Le livre de Misty Ballerina Body: Dancing and Eating Your Way to a Leaner, Stronger, and More Graceful You
Paloma Herrera
Prince
Raven Wilkinson

Un immense merci à Misty Copeland et Esteé Lauder qui ont rendu possible l’enregistrement de cette émission. Pour en savoir plus sur leur collaboration, c’est par ici!

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